Vous souvenez-vous de la mort de la journaliste américaine Marie Colvin et du photoreporter français Rémi Ochlik ?
Le Syrian Investigative Reporting for Accountability Journalism (SIRAJ) et Reporters sans frontières ont pu s’entretenir avec des témoins clés du bombardement du centre de presse de Homs, en Syrie, au cours duquel la journaliste américaine Marie Colvin et le photoreporter français Rémi Ochlik ont été tués. Quatorze ans après les faits, le caractère délibéré de la frappe ne fait plus aucun doute comme le confirme notre enquête.
Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, explique pourquoi est-il essentiel d’enquêter sur les crimes de guerre commis contre les journalistes, même des années plus tard.
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Syrian Investigative Reporting for Accountability Journalism (SIRAJ) and Reporters Without Borders (RSF) interviewed key witnesses to the 2012 shelling of the press centre in Homs, a city in western Syria, which killed US journalist Marie Colvin and French photojournalist Rémi Ochlik. Fourteen years after the event, our joint investigation confirms that the strike was deliberate.
Thibaut Bruttin, Secretary General of RSF, explains why it is essential to investigate war crimes committed against journalists, even years later.
“I never thought that I was going to be targeted.” Cristina Caicedo Smit, a press freedom reporter at the US international media outlet VOA, discovered in February 2025 that her voice and image had been accurately replicated in two videos posted on the social media platform X. In the videos, her fabricated voice attacks Donald Trump and Elon Musk. Clearly designed to spread disinformation, the videos sought to portray VOA, a public media outlet highly criticised by Donald Trump, as an activist group opposed to the US president.
This case is far from isolated: over the 24 months from December 2023 to December 2025, RSF studied 100 cases of journalists victimised by at least one deepfake in 27 countries. They are also a form of gender-based violence, as women accounted for 74 per cent of the cases studied by RSF.
We call on online content platforms to step up and take responsibility by strengthening their moderation process and explicitly labelling all AI‑generated content, to limit the harm caused by these products and protect citizens’ right to reliable information.
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“Je ne pensais pas que je serais prise pour cible.” Cristina Caicedo Smit, journaliste pour le média international américain VOA, découvre, en février 2025, que sa voix et son image ont été détournées dans un deepfake.
Dans ce contenu, la fausse voix de la journaliste s’en prend violemment à Donald Trump et Elon Musk. La stratégie de désinformation vise à faire passer VOA, média public déjà ciblé par les critiques de Donald Trump, pour un acteur militant contre le président américain. Ce cas est loin d’être isolé : sur 24 mois, entre décembre 2023 et décembre 2025, RSF a recensé 100 journalistes victimes d’au moins un “deepfake” dans 27 pays.
Les deepfakes portent également la marque d’une violence de genre : 74 % des journalistes visés sont des femmes. Et parmi elles, 13 % ont fait l’objet de contenus à caractère pornographique.
Nous appelons les plateformes à renforcer la modération et signaler toute production générée par IA afin de limiter la capacité de nuisance de ces contenus et protéger le droit à l’information des citoyens.
When journalists become targets — Oleksandr Kolytchev’s account of reporting in Ukraine
“It was at home that the drone found us.”
Ukrainian reporters Alyona Hramova and Yevhen Karmazin were killed by a Russian drone strike in eastern Ukraine on 23 October 2025. Their colleague, Oleksandr Kolychev, who was seriously injured in the attack, has spoken out for the first time.
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Journalistes ukrainiens, cibles de la guerre : le témoignage exclusif d’Oleksandr Kolytchev
“C’est chez nous que le drone nous a trouvé”
Les reporters ukrainiens Alyona Hramova et Yevhen Karmazine ont été tués par une frappe de drone russe dans l’est de l’Ukraine, le 23 octobre 2025. Leur collègue Oleksandr Kolytchev, présent avec eux pendant cette attaque est grièvement blessé, témoigne pour la première fois.
Their detention followed the publication of an investigative report they co-authored on the Chinese social media “WeChat”, which reportedly exposed the corruption of Pu Fayou, the Party Secretary for Pujiang County, located in the province of Sichuan. The article has since been deleted from WeChat.
Wu Yingjiao and Liu Hu, two independent journalists, were taken into custody by local police on charges of “making false accusations” and “illegal business operations.
Under Xi Jinping’s leadership, control over news coverage has tightened to near-totalitarian levels, with independent journalists treated as a threat to the state. We call on the international community to intensify pressure on the Chinese regime, rather than pursue a normalisation of relations that only enables further repression and allows the authorities to continue targeting reliable reporters.
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Leur arrestation fait suite à la publication d’une enquête qu’ils ont coécrite et publiée sur le réseau social chinois “WeChat”. Leur publication révélait des faits présumés de corruption concernant Pu Fayou, le secrétaire du Parti communiste chinois dans le sud-ouest de la Chine. L’article a depuis été supprimé du réseau.
Wu Yingjiao et Liu Hu, deux journalistes indépendants, ont été placés en détention par la police locale pour diffusion de “fausses accusations” et d’“opérations commerciales illégales”.
Sous la direction de Xi Jinping, le contrôle de l’information s’est durci jusqu’à atteindre des niveaux quasi totalitaires, et les journalistes indépendants sont traités comme une menace pour l’État. Nous appelons la communauté internationale à accroître la pression sur le régime chinois, plutôt qu’à poursuivre une normalisation des relations qui ne fait qu’encourager une répression accrue et permet aux autorités de continuer à s’en prendre à des journalistes indépendants.
Raconter le football ne devrait jamais amener en prison. ⚽️
Merci à tout le monde pour votre présence à la soirée exceptionnelle au Bataclan en soutien au journaliste sportif Christophe Gleizes. Organisée le jour de ses 7 mois de prison, la lutter pour un journalisme indépendant, pluraliste et libre est plus que jamais indispensable. Continuons à réunir nos forces pour sortir Christophe de prison. ✊
Animée par la journaliste @ambregodillon, cette soirée a réuni sur scène des artistes mobilisés pour la libération de Christophe Gleizes : @alexbeaupainofficiel, @malikdjoudi, @jeannecherhal, @thisisfrom.mathilda, @yuksekofficial, ainsi que le groupe @elephanzmusic.
L’intégralité des bénéfices de l’événement a été reversée à RSF pour la campagne de libération de Christophe Gleizes.
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Reporting on soccer should never land you in prison. ⚽️
Thank you all for attending the exceptional event at Le Bataclan in support of sports journalist Christophe Gleizes. Organized on the day he completed seven months in prison, the fight for independent, pluralistic, and free journalism is more essential than ever. Let's continue to join forces to get Christophe out of prison.
Hosted by journalist @ambregodillon, the event brought together artists committed to securing Christophe Gleizes' release: @alexbeaupainofficiel, @malikdjoudi, @jeannecherhal, @thisisfrom.mathilda, @yuksekofficial, and the band @elephanzmusic.
All proceeds from the event were donated to RSF for the campaign to free Christophe Gleizes.
We have published an exclusive investigation into an international crime that killed journalists Marie Colvin and Rémi Ochlik in Syria.
Fourteen years after the event, our joint investigation with Syrian Investigative Reporting for Accountability Journalism @sirajsyria confirms that the strike was deliberate.
The evidence — which includes multiple accounts from soldiers present on the ground — proves an international crime against journalists.
Read our investigation at rsf.org or via the link in our bio 🔗
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Nous avons publié une enquête exclusive sur un crime international ayant tué les journalistes Marie Colvin et Rémi Ochlik en Syrie.
Quatorze ans après les faits, le caractère délibéré de la frappe ne fait plus aucun doute comme le confirme notre enquête réalisée avec le Syrian Investigative Reporting for Accountability Journalism @sirajsyria.
Les éléments recueillis, dont plusieurs témoignages de militaires présents sur zone, établissent l’existence d’un crime international contre des journalistes.
Lisez notre enquête sur rsf.org ou dans le lien en bio 🔗