On the eve of the FIFA Club World Cup kicking off on 11 June, RSF announces that Christophe Gleizes, currently imprisoned in Algeria, has now been granted FIFA accreditation to cover the tournament. This accreditation has been issued as a gesture of support for the French sports journalist, a contributor to So Foot and Society magazines, and to reiterate the call for his immediate release.
Christophe Gleizes’ accreditation to cover the Club World Cup is a powerful show of support from FIFA. It serves as a reminder that the rightful place of this football specialist journalist is not behind bars, but in stadiums and on the sidelines of one of the world’s major sporting events. We thank FIFA for this gesture and all those who helped make it possible. We call on every journalist covering the tournament to amplify our appeal for Christophe’s release at every match, every day, until the final whistle.
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À l’aube du lancement de la Coupe du monde de football, ce 11 juin, RSF annonce que Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie, dispose désormais d’une accréditation émise de la FIFA pour couvrir la compétition. Une accréditation accordée en soutien au journaliste sportif français, collaborateur des magazines @SoFoot et @Society, et pour réitérer l’appel à sa libération immédiate.
L’accréditation de Christophe Gleizes pour couvrir la Coupe du monde est une manifestation forte de soutien de la part de la FIFA. Elle rappelle combien la place de ce journaliste sportif spécialiste de foot n’est pas en prison mais bien dans les stades et les coulisses de cette compétition mondiale majeure. Nous remercions la FIFA de son geste et tous les acteurs qui y ont contribué. Nous appelons tous les journalistes qui couvriront cette compétition à relayer notre appel à la libération de Christophe à chaque match, chaque jour jusqu’au dernier.
Aged 50 and father of two, the iconic journalist Cristian Herrera had been under Colombia’s state protection programme since 2014. For more than 2 decades, he had reported threats linked to his work. He survived an assassination attempt and was forced to leave the country twice — first to Chile, then to Spain — where he stayed with his family as part of a temporary relocation programme run by RSF for journalists under threat.
He was killed in Cúcuta while with his family. “They killed him in front of us,” said his wife, Karla Gabriela Niño Claro. After shooting the prominent journalist, the assailant stopped and looked at them while she told her daughter to move back, fearing he might shoot them too.
We call for a swift and independent investigation into this heinous murder, ensuring the identification and prosecution of the perpetrators and those who ordered the killing. Cristian Herrera is the second journalist to be murdered in Colombia in 2026 and the ninth since the start of President Gustavo Petro’s government.
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Âgé de 50 ans et père de deux enfants, le journaliste emblématique Cristian Herrera bénéficiait du programme colombien de protection de l’État depuis 2014. Pendant plus de 2 décennies, il avait signalé des menaces liées à son travail, survécu à une tentative d’assassinat et été contraint à deux reprises de quitter le pays : d’abord pour le Chili, puis pour l’Espagne, où il avait séjourné avec sa famille dans le cadre d’un programme temporaire de relocalisation de RSF destiné aux journalistes menacés.
Il a été tué à Cúcuta alors qu’il était avec sa famille. “Ils l’ont tué devant nous”, a déclaré Karla Gabriela Niño Claro, femme du journaliste Cristian Herrera. Après avoir tiré sur le journaliste emblématique, l’agresseur se serait arrêté et les aurait regardés, tandis qu’elle demandait à sa fille de reculer, par crainte qu’il ne leur tire aussi dessus. Nous demandons une enquête rapide et indépendante ; l’identification et la poursuite des auteurs et des commanditaires ; Cristian Herrera est le deuxième journaliste assassiné en Colombie en 2026 et le neuvième depuis le début du gouvernement du président Gustavo Petro.
An important analysis by The Seventh Eye, an Israeli news site that investigates stories on journalism and press freedom, describes the pro-government private broadcaster Channel 14 — one of the most-watched TV channels in the country – as “anti-journalism.” A term coined by researcher Dr. Ayala Panievsky, “anti-journalism” refers to media outlets that “use the facade of journalism to spread lies, hatred, propaganda and conspiracy theories, and to attack media outlets that insist on doing journalistic work.”
RSF has published a French translation of this article on its website to make it available to a wider audience (link in bio).
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Une analyse importante publiée par The Seventh Eye, un média israélien spécialisé dans les enquêtes sur le journalisme et la liberté de la presse, qualifie la chaîne privée progouvernementale Channel 14 — l’une des chaînes de télévision les plus regardées du pays — d’« anti-journalisme ». Forgé par la chercheuse Dr Ayala Panievsky, le terme « anti-journalisme » désigne des médias qui « utilisent la façade du journalisme pour diffuser des mensonges, de la haine, de la propagande et des théories du complot, et pour attaquer les médias qui persistent à faire un véritable travail journalistique ». RSF a publié une traduction française de cet article sur son site afin de le rendre accessible à un public plus large (lien en bio).
À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde de football 2026, nous réitérons notre appel à la libération de Christophe Gleizes, journaliste sportif français pour So Foot et Society, détenu injustement en Algérie depuis près d’un an.
Nous prenons note de la décision de la Cour suprême algérienne, de rejeter le pourvoi en cassation du procureur. Elle ouvre la voie à une grâce présidentielle, seule issue dans le drame que vivent Christophe Gleizes et sa famille depuis près d’un an. Il est indispensable que Christophe retrouve les siens et la tribune presse des stades. Si nécessaire, Reporters sans frontières s’assurera que Christophe Gleizes et sa cause seront bien représentés, d’une façon ou d’une autre, à la Coupe du monde, alors que les yeux du monde entier seront rivés sur ces matchs.
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With just a few days to go until the World Cup, we repeat our call for the release of Christophe Gleizes, the French sports reporter who’s been wrongfully detained in Algeria for nearly a year.
The Algerian Supreme Court’s decision to dismiss the public prosecutor’s appeal has paved the way for a presidential pardon — the only way out of the nightmare that Christophe Gleizes and his family have been living for nearly a year. The World Cup is set to kick off in just a few days and the football journalist must return to the press boxes in the tournament’s stadiums and be reunited with his loved ones. If necessary, Reporters Without Borders will ensure that Christophe Gleizes and his case are highlighted at the World Cup, while the eyes of the whole world are fixed on the matches.
🌿 Comme l’écrit Alexis Jenni dans l’avant-propos de ce nouvel album RSF : « Par sa patience, Vincent Munier va chercher la beauté du vivant par la voie de l’immobilité, et nous la montre. Chacune de ses photos est un choc, une expérience d’intensité paisible. C’est là, on le sait maintenant, la révélation d’un monde saturé de présences. »
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#EarthDay: Menacés, muselés, parfois tués : les journalistes qui couvrent l’environnement s’exposent à des risques majeurs. À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, date qui marque aussi l’anniversaire de l’assassinat du journaliste environnemental Dom Phillips en Amazonie brésilienne en 2022 nous alertons sur les menaces multiples qui pèsent sur ces reporters à travers le monde et recensons 10 entraves récurrentes à leur travail :
1. Zones interdites d’accès
2. Informations cadenassées
3. Sources menacées
4. Harcèlement en ligne
5. Rédactions saccagées
6. Harcèlement judiciaire
7. Violences physiques lors des manifestations
8. Détention
9. Menaces de mort et meurtres
10. Exposition aux risques climatiques
La lutte contre le changement climatique exige la défense d’une information fiable et libre, et la protection de celles et ceux qui la produisent malgré les nombreux risques. On ne peut prétendre défendre l’environnement tout en laissant les journalistes qui couvrent ces sujets être menacés, harcelés et tués. Sans liberté de la presse, il ne saurait y avoir d’action climatique digne de ce nom.
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Threatened, silenced and sometimes killed, journalists who cover environmental issues expose themselves to major risks. To mark World Environment Day on 5 June — the same day environmental journalist Dom Phillips was murdered in the Brazilian Amazon in 2022 — we have detailed the 10 recurring threats to environmental reporting:
1. Off-limit zones
2. Restricted information
3. Threatened sources
4. Cyber harassment
5. Newsrooms under attack
6. Legal harassment
7. Physical violence at protests
8. Detention
9. Death threats and murder
10. Exposure to environmental risks
The fight against climate change requires the defence of free and reliable information, and the protection of those who produce it despite the many risks. We can’t pretend we’re defending the environment while allowing the journalists who cover these issues to be threatened, harassed and killed. Without press freedom, there can be no real climate action.