L’urgence d’une couverture électorale libre de toute intimidation
À quelques jours des élections législatives du 23 septembre, nous alertons sur l'intensification d'une campagne de haine et de diffamation particulièrement violente et dégradante qui dure depuis fin juillet dans le pays.
Cette campagne discrédite plusieurs journalistes indépendants qui publient des contenus hors du récit officiel. C’est le cas des journalistes marocains Taoufik Bouachrine, Hamid El Mahdaoui, Soulaimane Raissouni et Ali Anouzla.
Saper la réputation d'un journaliste ne relève pas de la liberté d'expression, mais constitue une pression sur la liberté de la presse , proche des méthodes utilisées dans les procédures-bâillons.
Nous appelons les autorités marocaines et le Conseil national de la presse à garantir la sécurité des journalistes visés par cette campagne et à assurer aux journalistes l’exercice leur métier librement, sans risque de représailles.
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With the parliamentary elections on 23 September, just days away, we are sounding the alarm over the escalation of a particularly violent and degrading campaign of hate and defamation that has been ongoing in the country since late July.
This campaign is seeking to discredit several independent journalists who publish content that deviates from the official narrative. This is the case for Moroccan journalists Taoufik Bouachrine, Hamid El Mahdaoui, Soulaimane Raissouni, and Ali Anouzla.
Undermining a journalist’s reputation does not take away from freedom of expression, but rather it puts pressure on press freedom, akin to the methods used in gagging lawsuits.
We call on the Moroccan authorities and the National Press Council to guarantee the safety of the journalists targeted by this campaign, and to ensure that journalists can carry out their work freely without risk of reprisals.
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Ricardo Zúñiga Rosas was shot dead on 29 August in Puebla, Mexico. He is the eighth reporter in Mexico to be killed due to their work since the beginning of 2026.
Every name represents a debt owed by the state to the victims, their families, and society as a whole. Every murder also generates fear and silence, and threatens the right of millions of people to be informed.
The murder of Ricardo Zúñiga Rosas cannot be treated as an isolated incident. The State Attorney General’s Office must now turn its commitments into concrete results and establish both who killed Zúñiga and who was behind the threats that preceded his murder.
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Ricardo Zúñiga Rosas a été tué par balles le 29 août 2026 dans l’État de Puebla au Mexique. Il est le huitième journaliste tué au Mexique pour avoir exercé son métier depuis le début de l’année 2026.
Chaque nom représente une dette de l’État envers les victimes, leurs familles et la société tout entière. Chaque assassinat crée aussi de la peur, du silence, et menace le droit de millions de personnes à être informées.
Le meurtre de Ricardo Zúñiga Rosas ne peut pas être considéré comme un incident isolé. Le parquet de l’État doit transformer ses engagements en résultats concrets et établir à la fois qui a tué ce journaliste et qui était à l’origine des menaces qui ont précédé son meurtre.
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This is not the average story about repurposing space.
When Radio Télévision Nyiragongo Musisimuke, located north of the eastern city of Goma (DRC), stopped broadcasting in January 2025, just days after the AFC/M23 coalition seized control of the area, its premises were far from abandoned.
While the station’s logo remains on the entrance gate, its recording equipment has been replaced by Congolese flags and insignia bearing the emblem of the AFC/M23 military alliance.
An intelligence service office run by the armed group, which continues to occupy and control part of the province, moved into the premises in late summer 2025.
As RSF has learned from the accounts of four witnesses — including two former detainees who spent several days there — the former radio studios have also been turned into a temporary detention site for civilians.
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C’est une reconversion d’espace pour le moins inhabituelle -
Depuis l’été 2025, les services de renseignement de Alliance militaire AFC/M23 ont installé leurs quartiers dans les locaux de la Radio Télévision Nyiragongo Musisimuke, qui est située dans le territoire de Nyiragongo au nord de Goma (RDC).
Le média a cessé d’émettre en janvier 2025 soit quelques jours après la prise du territoire par le groupe armée.
Les anciens studios radio ont aussi été transformés en lieu de détention temporaire pour des civils, comme le révèle RSF grâce aux récits de quatre témoins, dont deux anciens prisonniers qui ont passé plusieurs jours dans ces locaux.
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À l’occasion de ses 20 ans et de la parution du livre «Défendons la démocratie !» aux Éditions de la Martinière, Cartooning for Peace investit le Théâtre de la Concorde pour une grande soirée citoyenne et festive consacrée au combat démocratique.
Face aux pressions croissantes qui s’exercent sur les médias, à la diffusion de la désinformation et aux atteintes à la liberté d’informer observées dans de nombreuses régions du monde, cette soirée invitera à réfléchir aux défis démocratiques contemporains et aux moyens de les relever collectivement.
📆Jeudi 24 Septembre à 19h
📍Théâtre de la Concorde 1 av. Gabriel, 75008 PARIS
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Almost nine years after Daphne Caruana Galizia was killed by a bomb planted in her car, the jury at Valletta’s Criminal Court found businessman Yorgen Fenech not guilty of the two charges he was facing: complicity and criminal association in the assassination of the investigative journalist.
Full justice must be served and Maltese authorities must implement the long overdue measures protecting journalists and media freedom — the absence of these measures contributed to Daphne Caruana Galizia’s murder, as concluded by the public inquiry into the crime five years ago.
The journalist’s sister, Corinne Vella, talks about Daphne’s death and the court’s deliberations.
Watch the full interview on Youtube, link in bio 🔗
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Près de neuf ans après que la journaliste d’investigation Daphne Caruana Galizia a été tuée par une bombe placée dans sa voiture, le jury du tribunal pénal de La Valette, la capitale maltaise, a acquitté le 2 septembre dernier l’homme d’affaires Yorgen Fenech.
La justice doit être pleinement rendue et les autorités maltaises doivent mettre en œuvre les mesures attendues depuis trop longtemps pour rendre justice à Daphné et sa famille, protéger les journalistes et combattre l’impunité.
La sœur de la journaliste, Corinne Vella, revient sur la mort de Daphne et la délibération du procès.
L'interview complète est disponible sur notre chaîne YouTube, le lien est dans la bio 🔗
The extremely harsh 15-year prison sentence handed down on the independent journalist Yalda Moaiery last August marks a new chapter in the escalating crackdown on press freedom in Iran.
Yalda Moaiery never received her summons to appear in court. In August, the authorities had sent it via text message to a number that they themselves had blocked.
Since December, the regime has been regularly cutting off internet access and blocking journalists’ SIM cards. It also forbids them from communicating with media outlets abroad, on pain of being accused of espionage.
This is how she came to be convicted, whilst she was not present at the hearing, for having photographed the US-Israeli offensive at the start of the year.
Four years after the “Women, Life, Freedom” movement and the terrible crackdown on journalism that followed, the regime is set to pass a new law that curtails freedom.
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La très lourde peine de 15 ans de prison infligée à la journaliste indépendante Yalda Moaiery, en août dernier, marque un nouvel épisode de l'escalade dans l’offensive contre la liberté de la presse en Iran.
Yalda Moaieryn'a jamais reçu sa convocation au tribunal. En août, les autorités l'avaient envoyée par SMS à un numéro qu'elles avaient elles-mêmes bloqué.
Depuis décembre, le régime coupe régulièrement l’accès à Internet et bloque les cartes SIM des journalistes. Il leur interdit également de communiquer avec des médias à l’étranger, sous peine d'être accusés d'espionnage.
C’est ainsi qu’elle s’est trouvée condamnée alors qu’elle n’était pas présente à l’audience pour avoir photographié l’offensive américano-israélienne en début d’année.
Quatre ans après le mouvement “Femme, vie, liberté” et la terrible répression du journalisme qui s’ensuivit, le régime est en passe d’approuver une nouvelle loi liberticide.