The escalation of clashes between Pakistan and Afghanistan, declared an “open war” by Islamabad on February 27, is being used as a pretext for a new wave of repression targeting Afghan refugees, including exiled journalists. We call on the Pakistani authorities to immediately stop arresting and deporting Afghan journalists, to guarantee their effective protection and to respect the principle of non-refoulement.
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L’escalade des affrontements entre le Pakistan et l’Afghanistan, devenue une “guerre ouverte” depuis le 27 février, selon Islamabad, sert de prétexte à une nouvelle vague de répression visant les réfugiés afghans, qui n’épargne pas les journalistes en exil. Nous demandons aux autorités pakistanaises de cesser immédiatement les arrestations et les expulsions de journalistes afghans, de garantir leur protection effective et de respecter le principe de non-refoulement.
@ozlemgurses , a presenter of the Turkish television channel, @sozcutelevizyonu, is being criticised for conducting a remote interview with a Turkish woman living in Tel Aviv who expressed support for Israel. The interview has triggered a wave of attacks particularly as SZC TV is a major media outlet known for its critical stance towards the Turkish government. For several days, manipulated images portraying her as pro-Israeli and pro-Iranian have been circulating online. On 3 March, she announced that she had filed a complaint against these fake accounts and requested police protection. “I am the target of a systematic lynching campaign. My phone number is being circulated, I am receiving death threats, on Telegram people are threatening to rape my 80-year-old mother. On WhatsApp, I am facing people who look like ISIS types,” she said.
We condemn the hate campaign targeting Özlem Gürses, call for her protection, and urge the authorities to identify those responsible for these threats.
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On reproche à la présentatrice de la chaîne SZC TV, Özlem Gürses, d’avoir réalisé à distance une interview d’une Turque vivant à Tel-Aviv et affichant son soutien à Israël. Il n’en fallait pas davantage pour déclencher une vague d’attaques, d’autant plus qu’elle est présentatrice dans un grand média critique du gouvernement. Depuis plusieurs jours, des images manipulées circulent en ligne pour la présenter tour à tour comme pro-israélienne ou pro-iranienne. Le 3 mars, elle a annoncé avoir porté plainte contre ces faux comptes et demandé une protection policière. « Je fais l’objet d’une campagne de lynchage systématique. Mon numéro de téléphone circule, on me menace de mort, sur Telegram on menace de violer ma mère qui a 80 ans. Sur WhatsApp, j’ai en face de moi des types d’apparence Daesh », déclare-t-elle.
Nous dénonçons la campagne de haine visant Özlem Gürses, appelons à la protéger et à identifier les auteurs de ces menaces.
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La cour d’appel de Ngozi, au nord du Burundi, a ordonné la libération provisoire de Sandra Muhoza, journaliste de La Nova Burundi emprisonnée depuis avril 2024, qui était jusque-là la seule femme journaliste détenue en Afrique subsaharienne. Si sa libération ne met pas fin à la procédure en cours, elle permet à la journaliste de retrouver ses proches et ses collègues, et de bénéficier des traitements médicaux nécessaires pour ses problèmes de santé. Nous saluons la décision courageuse prise par la procureure générale de la cour d’appel de Ngozi et appelons désormais la même instance à abandonner l’ensemble des charges retenues contre la journaliste.
Uladzimir Yanukevich & Andrei Pakalenka — editors at Intex-Press (now closed) and later at BAR24 — have been sentenced to 14 and 12 years in prison, respectively. They are victims of Alexander Lukashenko’s fierce crackdown on independent journalists and must be released.
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Uladzimir Yanukevich et Andrei Pakalenka, professionnels des médias à Intex-Press (liquidé) puis à BAR24, ont été condamnés hier à 14 et 12 ans de prison. Victimes de la féroce répression d'Alexandre Loukachenko contre les voix indépendantes, ils doivent être libérés.
Since the start of the US-Israeli offensive on their country, journalists in Iran have been working under air strikes while continuing to face repression from the regime in place. Internet access in the country remains limited and information is scarce.
As the region goes up in flames, access to reliable information about the war is more essential than ever — both regionally and internationally. All parties involved in this war in Iran and more broadly in the Middle East are required, under international law, to guarantee the safety of reporters and their freedom to do their job. While the situation is volatile and marked by violence, respect for the right to information remains an obligation. The safety of journalists is non-negotiable. US and Israeli strikes against Iran must not in any way hinder the work of the press or endanger those covering the events. Furthermore, the Iranian regime must immediately release the journalists it is holding and cease all threats against and pressure on those reporting on the war.
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Depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur leur pays, les journalistes en Iran travaillent sous les frappes tout en faisant face à la répression continue du régime en place. Internet reste peu accessible et les informations sortent au compte-goutte.
Alors que la région s’embrase, l’accès à une information fiable sur la guerre est plus que jamais essentiel, tant au niveau régional qu’international. Tous les acteurs impliqués dans cette guerre en Iran et plus largement au Moyen-Orient sont tenus, en vertu du droit international, de garantir la sécurité des reporters et leur liberté d’exercer leur métier. Si la situation est volatile et marquée par la violence, le respect du droit à l’information demeure une obligation. La sécurité des journalistes n’est pas négociable. Les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ne doivent en aucun cas entraver le travail de la presse ni mettre en danger celles et ceux qui couvrent les événements. Par ailleurs, le régime iranien doit libérer immédiatement les journalistes qu’il détient et cesser toute menace ou pression à l’encontre de ceux qui rendent compte de la guerre.