Un membre de la BRAV-M comparaîtra, le 16 juin, devant le tribunal judiciaire de Paris pour violences volontaires commises envers le vidéaste du média en ligne @lehuffpost Pierre Tremblay et la dégradation du matériel du photojournaliste Florian Poitout.
Pierre Tremblay avait été victime, le 8 juillet 2023 à Paris, de violences policières alors qu’il couvrait pour le site d’information HuffPost une manifestation en mémoire d’Adama Traoré, mort en 2016 dans une gendarmerie du Val-d’Oise.
Projeté au sol par des fonctionnaires de la BRAV-M, le journaliste avait subi une entorse au poignet nécessitant une semaine d’arrêt de travail et trois semaines d’immobilisation de sa main. Le photoreporter indépendant Florian Poitout, qui prenait des images du rassemblement pour l’agence de presse @_abaca_ a également fait l’objet d’un usage illégitime de la force par la même brigade.
L’ouverture de ce procès est une avancée importante pour la protection des journalistes en France, en particulier lorsqu’ils couvrent des opérations de maintien de l’ordre. Sur les 21 plaintes déposées par RSF aux côtés de journalistes victimes de violences policières depuis 2019, ce procès est le troisième seulement à s’ouvrir, signe des difficultés rencontrées pour obtenir justice. Nous attendons désormais que la justice adresse un message clair : les violences commises contre les journalistes ne sauraient rester impunies.
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A member of France’s Motorised Anti-Violence Brigade (BRAV-M) is to go on trial on 16 June on charges of deliberate violence against Pierre Tremblay, a video reporter for the HuffPost news website, and destroying freelance photo-reporter Florian Poitout’s equipment during a rally in July 2023.
Thrown to the ground by BRAV-M officers, the HuffPost reporter suffered a sprained wrist that required one week off work and the immobilisation of his hand for three weeks. Florian Poitout, who was taking pictures for the Abaca Press news agency, was subjected to unlawful use of force by the same police unit.
The opening of this trial is a significant step forward for the protection of journalists in France, particularly when they are covering law enforcement operations.
En adressant une mise en demeure à la chaîne d’information en continu @cnews à la suite d’une saisine de Reporters sans frontières (RSF) pour des manquements manifestes et un “déséquilibre structurel” en matière de pluralisme, le régulateur français fait enfin preuve de fermeté vis-à-vis d’un acteur qui contrevient à ses obligations légales. Nous saluons une décision à la hauteur des responsabilités qui incombent au régulateur et qui prend la mesure des manquements manifestes, durables et intentionnels à l’antenne de CNews.
We condemn the jamming of the radio frequency 15.5 MHz, which is used to broadcast independent news content in Persian to Iran. Launched in partnership with Radio For Peace International (RFPI), this shortwave service allows the Iranian population to access reliable information — its broadcasting content is produced by the news platform IranWire — despite severe restrictions on the media and communications. More than a month after its launch, the Iranian authorities are now interfering with the frequency, preventing its reception in several regions of the country.
The attempt to jam this frequency confirms the extent to which the Iranian authorities fear their population’s access to free and independent information. By targeting a broadcasting medium specifically designed to circumvent internet shutdowns and digital censorship, the regime is doubling down on its efforts to deprive Iranians of any source of information beyond its control. We will continue to make every effort necessary to guarantee the right to information.
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Nous dénonçons le brouillage de la fréquence 15 500 kHz utilisée pour diffuser en Iran des contenus d’information indépendants en persan. Lancée en partenariat avec Radio For Peace International (RFPI), cette diffusion en ondes courtes vise à permettre à la population iranienne d’accéder à une information fiable malgré les restrictions imposées aux médias et aux communications. Plus d’un mois après sa mise en service et la diffusion du contenu produit par le site d’information IranWire, la fréquence fait désormais l’objet d’interférences vraisemblablement de la part des autorités iraniennes altérant sa réception dans plusieurs régions du pays.
La tentative de brouillage de cette fréquence démontre à quel point les autorités iraniennes craignent l’accès de leur population à une information libre et indépendante. En s’attaquant à un moyen de diffusion conçu précisément pour contourner les coupures d’Internet et la censure numérique, le régime confirme sa volonté de priver les Iraniens de toute source d’information échappant à son contrôle. Nous poursuivrons tous les efforts nécessaires pour garantir le droit à l’information.
Trente minutes après son arrivée, le 10 juin, à l’aéroport Ben Gurion en Israël, d’où elle devait rejoindre la Cisjordanie pour un reportage, la journaliste française Alice Froussard collaboratrice de Radio France Internationale (RFI), a été interpellée, interrogée puis expulsée du pays par la police israélienne. Nous exprimons notre pleine solidarité avec cette journaliste, spécialiste de la Cisjordanie depuis de nombreuses années, et dénonçons une mesure liberticide d’une extrême gravité, révélatrice d’une volonté d’entraver la couverture de la Cisjordanie par la presse étrangère.
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Thirty minutes after her arrival on 10 June at Ben Gurion Airport in Israel, from where she planned to travel to the West Bank for a reporting assignment, French journalist Alice Froussard, a contributor to Radio France Internationale (RFI), was detained, questioned and then expelled by Israeli police. We express our full solidarity with this journalist, a long-time West Bank specialist, and condemn an extremely serious press freedom violation that reflects a broader effort to obstruct foreign media coverage of the West Bank.
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On the eve of the FIFA Club World Cup kicking off on 11 June, RSF announces that Christophe Gleizes, currently imprisoned in Algeria, has now been granted FIFA accreditation to cover the tournament. This accreditation has been issued as a gesture of support for the French sports journalist, a contributor to So Foot and Society magazines, and to reiterate the call for his immediate release.
Christophe Gleizes’ accreditation to cover the Club World Cup is a powerful show of support from FIFA. It serves as a reminder that the rightful place of this football specialist journalist is not behind bars, but in stadiums and on the sidelines of one of the world’s major sporting events. We thank FIFA for this gesture and all those who helped make it possible. We call on every journalist covering the tournament to amplify our appeal for Christophe’s release at every match, every day, until the final whistle.
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À l’aube du lancement de la Coupe du monde de football, ce 11 juin, RSF annonce que Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie, dispose désormais d’une accréditation émise de la FIFA pour couvrir la compétition. Une accréditation accordée en soutien au journaliste sportif français, collaborateur des magazines @SoFoot et @Society, et pour réitérer l’appel à sa libération immédiate.
L’accréditation de Christophe Gleizes pour couvrir la Coupe du monde est une manifestation forte de soutien de la part de la FIFA. Elle rappelle combien la place de ce journaliste sportif spécialiste de foot n’est pas en prison mais bien dans les stades et les coulisses de cette compétition mondiale majeure. Nous remercions la FIFA de son geste et tous les acteurs qui y ont contribué. Nous appelons tous les journalistes qui couvriront cette compétition à relayer notre appel à la libération de Christophe à chaque match, chaque jour jusqu’au dernier.