“J’assume”
Mourad, 53 ans, voix libre et adulée en Tunisie et ancien journaliste de sport à Canal +, est en prison depuis 2 ans. Mais qui est Mourad Zeghidi et pourquoi le régime veut-il le faire taire ?
Pendant 12 ans, il a été l’une des voix marquantes de la couverture du football italien et africain. Le 11 mai 2024, Mourad Zeghidi et son confrère de Radio IFM sont arrêtés à Tunis, dans le sillage d'une vague de répression.
Le journaliste est d’abord condamné à 8 mois de prison. Mais un mois avant sa libération, sa détention est prolongée, encore. Il passe finalement plus d’un an supplémentaire en détention provisoire. Le 22 janvier 2026, il est condamné à trois ans et demi de prison, pour blanchiment d’argent sans aucune preuve. Le verdict a choqué et ému l’opinion publique en Tunisie et en France.
Le but était clair : briser Mourad Zeghidi et sa famille psychologiquement et matériellement.
Aujourd’hui, ses filles ne peuvent presque plus le voir. Depuis sa cellule, Mourad a fait appel.
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“I take responsibility”
53-year-old Mourad Zeghidi — an outspoken and beloved figure in Tunisia and former sports journalist for the French television channel Canal+ — has been in prison for two years. But who is Mourad Zeghidi, and why does the regime want to silence him?
For 12 years, he was one of the leading voices in Italian and African football journalism. On 11 May 2024, the journalists and his colleague from the Tunisian station Radio IFM were arrested in Tunis.
After an eight-month prison sentence and a year in pretrial detention, on 22 January 2026 he was sentenced to another three and a half years in prison for money laundering — without any evidence. The verdict sent shockwaves through Tunisia and France and has sparked public outrage.
The purpose of this legal persecution is clear — it is designed to break Mourad Zeghidi and his family, both psychologically and financially.
Today, his daughters are hardly ever able to see him. From his windowless cell, Mourad has filed an appeal.
#RSFEditorial: Why Do Regimes Target Journalists’ Families?
Threats, arrests, kidnappings, raids, administrative pressure and sexual blackmail — in many countries, this is what the families of persecuted journalists are subjected to by authorities in order to maintain pressure on — and silence — journalists.
These despicable tactics have been documented in several countries including Iran, China, Azerbaijan, El Salvador and the occupied territories of Ukraine and aimed at journalists living in the country and in exile. These despicable acts of repression are acts of terror.
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#EditoRSF : Pourquoi les régimes ciblent-ils les familles des journalistes ?
Menaces, arrestations, enlèvements, perquisitions, pressions administratives ou chantage sexuel… Dans de nombreux pays, les autorités s’en prennent aux proches de journalistes pour faire pression sur eux.
Les proches des journalistes sont terrorisés pour les réduire au silence. Ces pressions ignobles s’observent dans plusieurs pays : en Iran, en Chine, en Azerbaïdjan, au Salvador, ou encore dans les territoires ukrainiens occupés ; que les journalistes travaillent sur le territoire ou en exil. Ces stratégies de répression infâme sont des méthodes de terreur.
Nous avons récolté un témoignage exclusif d’un journaliste face aux groupes armés en RDC.
Les ennemis des journalistes ont plusieurs visages dans la région des Grands Lacs : de la RDC au Kenya, en passant par le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et la Tanzanie, informer reste un défi quotidien.
Dans son nouveau rapport, “Dans la peau d’un journaliste dans les Grands Lacs”, RSF révèle les violences multiformes auxquelles sont confrontés les professionnels des médias de la région.
Les reporters sont pris en étau entre violences armées, pressions politiques, asphyxie économique et désinformation, qui entravent durablement le droit des populations à une information fiable.
Pour que cette dernière soit garantie, RSF appelle les États des Grands Lacs à agir sans délai et à protéger la sécurité des journalistes, à mettre fin à l’impunité des crimes commis contre eux et à garantir qu’ils puissent exercer leur métier sans craindre d’être incarcérés.
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Here is an exclusive first-hand account of what it’s like to be a journalist facing armed groups in the DRC.
Reporters in the Great Lakes region of Africa — Kenya, Rwanda, Uganda, Burundi and Tanzania — have many enemies and keeping the public informed means taking great risks daily.
The brand new RSF report “What it's Like to be a Journalist in Africa’s Great Lakes Region” outlines the many forms of violence facing the region’s news professionals.
Reporters are caught between armed violence, political pressure, financial asphyxiation, and surging disinformation, all of which are eroding the public’s right to reliable information. RSF calls on Great Lakes governments to immediately implement measures to protect journalists’ safety, end impunity for crimes committed against them and guarantee they can work without risking prison.
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Merci pour votre soutien !
Ismail Ari is known for his investigations into corruption within government agencies for Birgün, a newspaper known for criticising the government.
He’s accused of “spreading misleading information,” a charge frequently used to arrest reporters in Türkiye, criminalising investigative reports and journalism critical of authorities.
We demand the immediate release of the investigative journalist Ismail Ari and to denounce these abuses until the day that the right to information is guaranteed in this country.
Read the article on rsf.org or via the link in the bio to learn more.
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Ismail Ari est connu pour ses enquêtes sur les dysfonctionnements au sein des pouvoirs publics, notamment les cas de corruption, clientélisme et autres formes d’irrégularités, pour un journal identifié comme critique du pouvoir, Birgün.
L'arrestation fréquente de journalistes, en instrumentalisant le chef d’accusation de ‘diffusion d’informations trompeuses’, vise tout simplement à criminaliser l’enquête et le journalisme critique en Turquie.
Nous continuerons sans relâche à demander la libération immédiate du journaliste d’investigation Ismail Ari et à dénoncer ces abus, jusqu’au jour où le droit à l’information sera garanti dans le pays.
Lire l’article sur rsf.org ou dans le lien en bio pour en savoir plus
The founder of the media outlet Ayt Ayt Dese, Makhabat Tazhibek kyzy, has finally been released after more than a year in prison.
She was arrested on January 16, 2025, on the same day as 10 other journalists involved in investigations on corruption among Kyrgyz elites, particularly within the presidential circle. She was beaten in her cell by prison guards a few months after her incarceration. Her colleague, Aktilek Kaparov, who was arrested even though he had not worked for several months, slit his wrists in prison on May 30 because he could no longer bear the horrible conditions of his detention.
Freed thanks to international pressure, Makhabat Tazhibek kyzy still faces charges and is barred from leaving the country. We demand that these charges be dropped.
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La fondatrice de Ayt Ayt Dese, Makhabat Tazhibek Kyzy est enfin libérée après plus d’un an d’emprisonnement.
Elle a été arrêtée le 16 janvier 2025, la même journée que 10 autres journalistes travaillant ou ayant travaillé sur des enquêtes liées à la corruption des élites kirghizes, en particulier du cercle présidentiel. Elle a été frappée dans sa cellule par des gardiens de prison quelques mois après son incarcération. Son confrère, Aktilek Kaparov, arrêté alors qu’il ne travaillait plus depuis plusieurs mois, s'est tranché les veines en prison le 30 mai car il ne supportait plus ses conditions de détention.
Obtenue sous pression internationale, cette décision de libération reste partielle: elle est toujours poursuivie et interdite de quitter le pays. Nous demandons que ces charges soient abandonnées